L’offensive lancée ces derniers jours n’est en fait qu’une étape supplémentaire de ce long processus insidieux entamé depuis belle lurette et qui peu à peu gagne du terrain, inexorablement, sans que nous ne puissions réagir autrement qu’en assistant impuissant à ce désastre qui laisse des populations entières sur le bord de la route de l’histoire.

Nous voulons pointer ici ce nouveau petit pas (en arrière) pour l’homme que constitue cette récente directive destinée à accélérer encore un peu plus le mouvement de digitalisation exclusive qui transforme sournoisement nos sociétés en un vaste cyberespace dont sont exclus les nombreux handicapés numériques qui peinent à se maintenir à bord d’un train qui file à vive allure vers un avenir sans contacts humains.

L’information est passée quasi inaperçue. Dès le 1er juillet, les commerçants, aussi petits soient-ils, seront tenus de s’équiper (à leurs frais) du matériel nécessaire aux paiements par carte. Un petit pas de plus vers l’exclusivité des paiements dématérialisés.

Il se murmure que les décideurs qui décident pour nous n’entendent pas en rester là et envisagent de forcer, dans un avenir proche, le paiement électronique pour toutes transactions, aussi petites soient-elles.

Citons, à titre d’exemple, les opérations financières suivantes :

  • le dépôt de la contribution du client soulagé dans l’assiette de Madame.e (*) Pipi,
  • l’obole déposée lors de la quête dans les lieux de culte (NDLR : l’usage du bancontact permettra à la main gauche d’ignorer ce qu’a donné la main droite !) ou dans le tronc devant le présentoir aux bougies,
  • l’aumône consentie au mendiant à la sortie du resto,
  • le pourboire laissé au serveur du bistro,
  • le pour-boire laissé à l’étudiant en guindaille.

Restons vigilants !

(*) Ecritur.e inclusiv.e

Donc, voilà,